Avec ou sans péridurale ?

Bien avant de tomber enceinte de mon premier enfant, il était clair dans mon esprit que je prendrais la péridurale. En entendant les divers récits d’accouchements, tous très durs, il était hors de question pour moi de devoir endurer cette souffrance.

Puis, je suis tombée enceinte. Et j’ai été suivie par une sage-femme qui m’a ouvert les yeux sur d’autres perspectives. J’ai pu également lire des récits d’accouchements sans péridurale qui m’ont encouragée dans ce sens. Je m’étais donc dit que si je pouvais faire sans péridurale, ce ne serait pas plus mal, ni pour moi ni pour mon enfant. Le fait de ne pas prendre de péridurale nous permet, entre autre, d’être plus mobile (ce qui peut permettre des positions plus confortables que d’être sur le dos) et de bien sentir les contractions de son utérus. Je suis quand même allée à la consultation chez l’anesthésiste, au cas où. Voir cette grande aiguille me confortait dans mon choix d’accoucher sans péridurale.

Puis est venu le moment d’accoucher. J’aimerais pouvoir vous dire que j’ai vécu un accouchement de rêve sans péridurale mais ça n’a pas été le cas. Sans rentrer dans les détails, la douleur que j’ai ressentie ne m’a presque pas laissé le choix. J’ai donc accouché avec péridurale. Au début, je me suis trouvée assez lâche de ne pas avoir su résister, mais je me dis aussi que je n’étais pas assez préparée. Maintenant, je suis consciente de ce qui m’attend pour mon prochain enfant et je pense me préparer dès le début de la grossesse à un accouchement sans péridurale. Je pense que c’est une étape importante si l’on veut pouvoir s’en passer.

Actuellement, enceinte de mon deuxième enfant, j’ai choisi une sage-femme qui va m’enseigner la méthode Bonapace (méthode qui encourage la participation du papa en aidant la gestion de la douleur) ainsi que la sophrologie, ce qui donnera certainement lieu à un autre article… 😉

Alors, dites-moi, qu’en pensez-vous ? Quelles sont vos expériences ?

 

présentation julie Retrouvez Julie sur Instagram! Et filez lire tous ses articles ici!

4 thoughts on “Avec ou sans péridurale ?

  • 22 février 2016 at 14 h 53 min
    Permalink

    Bonjour Julie !
    J’ai accouché en mai dernier d’une petite fille avec péridurale. Je ne m’étais pas posée la question pour moi c’était péridurale ! 🙂 Le travail a été relativement long et je ne pense pas que j’aurai pu tenir 15h de contractions sans une petite anesthésie ! les sages femmes font un boulot de dingue et même avec péridurale leur présence aidait beaucoup. Je pense que pour le 2ème enfant je vais encore la demander, il parait que le travail dure moins longtemps… 😉 j’avais également fait une préparation avec sophrologie qui m’a un peu aidée, mais j’avoue qu’on oublie vite tous les conseils qu’on vous a donnés avec la douleur des contractions ! Profitez bien de votre grossesse 🙂

    Reply
  • 28 février 2016 at 17 h 59 min
    Permalink

    Moi des le départ je voulais faire sans ! Je me suis bien préparée mais toute seule car mon gynécologue comme ma sage femme ne m ont pas encouragé dans ce sens. Quand le travail a commencé, j’étais très sereine et prête à accepter la douleur. Je n’ai eu que 3 h de travail, je ne sais pas si c’est pour ça que j’ai bien vécu les contractions ou à l inverse parce que j acceptais bien les contractions que le travail a été rapide… Quand je suis arrivée à la maternité j’étais déjà prête à accoucher ( premier bébé je pensais en avoir pour 12h…) du coup ils m’ont dit que j aurai pas de péridurale ! De toute façon j en voulais pas donc tout va bien. 20 min après j’avais ma fille dans les bras !
    Après chacune est différente moi je voulais pas de péri depuis le tout début et même avant. J’y avais aussi beaucoup pensé pendant la grossesse et j avais pris plein d informations pour connaître précisément tout ce qui allait se passer dans mon corps et dans la tête et pour mon bébé ! Et surtout j avais bien briefer mon mari pour qu’il me soutienne !
    Pour moi et malgré la douleur je garde un très bon souvenir de ce moment (même si juste après j’ai dit à mon mari que 1 bébé ce serait tout !)

    Reply
    • 28 février 2016 at 18 h 01 min
      Permalink

      Ps: maintenant, je suis de nouveau prête à avoir d autres bébé !

      Reply
  • 22 mars 2016 at 12 h 34 min
    Permalink

    Deux accouchements, le premier avec et le second sans péridurale.
    J’avais vaguement, très vaguement, réfléchi à m’en passer pour le premier, mais bon, bébé s’est annoncé avec 6 semaines d’avance, je savais qu’il aurait besoin d’une opération à la naissance, et l’anesthésiste est arrivée au milieu des hurlements d’une femme pour qui elle n’est pas arrivée à temps (bloquée qu’elle était au bloc pour une césarienne en urgence). Même si je gérais pas mal la douleur à ce moment-là, avec les respirations, tout ça c’était trop de stress pour moi. J’ai eu une méga chute de tension après la pose, le travail s’est peu ou prou arrêté, ce qui a entraîné une heure ou deux après des injections d’ocytocine. J’ai fini en poussant comme une dératée, avec une épisiotomie de 8 points pour un bébé de 2,8kg.
    Pour le deuxième, suite à diverses lectures sur les effets de la péridurale (incluant chutes de tension, ralentissement du travail, changement de rythme cardiaque pour le bébé) et des injections d’ocytocine, j’ai choisi de m’en passer. J’ai fait un peu d’haptonomie et j’ai arrêté avant la fin – le mec me vendait ça comme une méthode miracle, mais je n’avais aucune clé, moi, pour gérer MA douleur, c’était très centré sur ce que mon compagnon pouvait faire pour m’aider, avec les mains – et j’avais un souvenir du premier accouchement où j’étais moyennement réceptive à ce qui se passait en dehors de moi, donc je ne pensais pas que ça pourrait m’aider. Il se trouve que mon compagnon a essayé, durant l’accouchement, des techniques vues, et je ne l’ai pas remarqué, et ça n’a pas marché. Les cours de base de la SF de la mater m’ont davantage aidée, de même que mes lectures sur l’accouchement naturel, sur le web, dans le livre de Bernadette de Gasquet, et surtout, le guide de l’accouchement naturel de Ina May Gaskin. Un must read, j’ai particulièrement apprécié les témoignages au début du livre.
    Parce qu’il n’y a pas besoin d’être wonder woman. Et c’est pas la peine de se voiler la face : ça fait mal, très mal. Mais, c’est une douleur qui ne détruit pas (et il y a un répit, fut-il court, entre deux contractions). Après, le processus d’acceptation de la douleur, pour essayer d’accompagner le mouvement, chacun le suit à sa manière. Seulement accepter la douleur ce n’est pas l’enlever, c’est vivre avec, c’est tenter d’en faire abstraction pour vivre malgré tout. J’ai souvenir, dans mon accouchement sans péridurale, de ce moment où j’ai « repris le dessus » – et je crois que la naissance a eu lieu peu de temps après. J’ai aussi ce souvenir merveilleux du moment où la douleur s’est arrêtée, quand le bébé est sorti – cela participe au bonheur de rencontrer le bébé ! Souvenir d’aller aux toilettes en marchant, 2h après. Je me suis sentie incroyablement vivante. Le fait d’avoir un bébé en bonne santé y a aussi largement participé, le garder contre moi, lui donner la tétée en salle de naissance. 4kg150, et j’ai été déchirée superficiellement sur quelques petits points. Là où mon aîné est sorti couvert de mon sang, j’ai souvenir du 2ème tout blanc de vernix. Et, j’ai crié tout ce que j’ai pu (crier m’aidait à supporter la douleur), mais le personnel soignant nous a dit que nous étions « l’accouchement le plus calme de la nuit » – un comble 😀
    Accoucher sans péridurale, s’y préparer est indispensable, le personnel des maternités n’étant pas, ou peu, formé à gérer la douleur autrement qu’en proposant la péridurale. L’accompagnant est très important, aussi. Pour le compagnon, se préparer à accompagner est aussi indispensable : il faut partager nos désirs et souhaits avec lui, demander son soutien, le préparer à s’opposer au personnel hospitalier, éventuellement, le préparer à la vue de sang et autre. C’est mon compagnon qui a exprimé mes souhaits à la SF pour mon deuxième accouchement.
    Et, j’ai apprécié sa présence, sa voix qui répétait les instructions de la SF, sentir son soutien, savoir qu’il avait confiance en moi et ma capacité à accoucher. Vu qu’il est compliqué de savoir sur qui on va tomber le jour J, son rôle est primordial pour s’assurer que nous sommes respectées dans nos désirs – nous avons beaucoup plus de mal à imposer notre volonté paralysées par la douleur…
    Je pense que l’haptonomie pouvait difficilement fonctionner pour moi, parce que je suis d’abord sensible aux mots, à la voix, plus qu’au contact. J’aime assez le yoga pour ça : une voix qui me guide pour explorer mon corps ? La SF de la prépa à la naissance, à la mater, nous disait que nous sommes toutes différentes, plus ou moins sensibles à certaines choses, qui nous aident à nous détendre (odeur, massage, musique, voix, goût …), elle nous disait de réfléchir à ce qui nous aidait à nous détendre pour l' »emporter » le jour J (à l’exclusion du verre de vin, de la clope ou du shit). Pour moi, c’est la voix de la sagesse… Nous sommes maîtresses de nos corps, c’est en en prenant possession, en apprenant à se connaître, que nous pouvons passer cette épreuve (tout en essayant de faire confiance à ceux qui nous accompagnent : mais n’en déplaise à personne, c’est NOUS qui accouchons, pas les autres – leur rôle c’est d’accompagner, mais le premier rôle, il est à nous).
    Bon courage à toi pour la préparation.

    Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Inline